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Les langues - Parler le Belge

Comment... comprendre et parler "le belge" (ou français de Belgique) ?


Ben oui ami(e)s frenchies, y a pas que vous qui parliez le français. Y a donc le français de Belgique et ses joyeux belgicismes, le français de Suisse, Québec, Louisiane, Burundi, l'île de la Réunion et j'en passe...


J'vais quand même me pencher sur le français de Belgique et ses belgicismes parce que c'est probablement celui que j'emploie le plus souvent.


Petite histoire des 3 langues de ce tout petit pays:


La Belgique est trilingue. Officiellement bien entendu. Y a le français, parlé par les belges francophones (les wallons), le néerlandais qui est censé être parlé par les belges néerlandophones (les flamands), et l'allemand, parlé par quelques petites communautés avoisinant la frontière allemande (Luxembourg, Eupen etc...)


Mais c'est pas aussi simple. Nous, les belges francophones, wallons de notre état, parlons le français correct en général (correct oui, à part quelques p'tits belgicismes). Nous apprenons le néerlandais correct à l'école comme 2ème langue. Eux, les belges néerlandophones, les flamands, ils parlent le flamand, ce qui correspond au wallon chez nous en Wallonie. Et ils apprennent le français correct à l'école. Donc, quand les flamands viennent chez nous et qu'ils parlent le français qu'ils ont appris à l'école, on les comprend et on leur répond en français correct. Ils peuvent également comprendre tout ce qu'on dit si ils se débrouillent un tant soit peu en français. Nous autres, pauvres wallons, lorsque nous nous rendons du coté flamand, nous essayons de parler le néerlandais correct, ils se foutent de notre gueule et ils nous répondent en flamand.


Autant dire que le néerlandais correct et le flamand, ça ne se ressemble pas. Parfois, pas du tout. Autant dire aussi qu'on est largué sur ce plan là et qu'on est vachement cons de ne pas parler le wallon en Wallonie afin que ce soit kif-kif pareil niveau comprendure.


Mais, le wallon, à Charleroi ou à Liège, par exemple, est très différent. D'ailleurs, si Bisounours parle en liégeois, je ne comprends rien. Le wallon de Charleroi, faut bien l'dire, ça ressemble méchant au picard.


Au milieu du français, du flamand et de l'allemand, il y a le brusseler (et/ou accessoirement, le bruxellish) et ça, c'est encore une autre histoire...


Faisons donc un petit tour d'horizon du parler belge ou du français de Belgique (pour débutants):


1. Les indispensables 'septante' et 'nonante'


70 = septante 90 = nonante C'est simple, clair et net... et grammaticalement plus correct que les ersatz du type quatre-vingt-dix ou soixante-quatorze... Ceci ne souffre aucune discussion. D'ailleurs, pour faire un parallélisme avec d'autres langues, en anglais, 70 se dit seventy et pas sixty-ten. Même le néerlandais, qui se rapproche plus du klingon (Cf Star Trek), fonctionne de la même façon: 90 = negentig. Pour le quatre-vingt, on n'a pas d'excuse, ce sont les suisses qui sont dans le bon.


2. L'accent


L'accent, ou plutôt les accents... car en Belgique, il y a autant d'accents que de villages. Vous n'êtes pas obligé de prendre l'accent pour converser avec un Belge. Ce n'est pas un mongol et vous pouvez être sûr qu'il comprendra votre français de Marseille, Strasbourg ou Laval.


Quelques dialectes: - le lieeeeeechois (Liège) - le namuuuurois (Namur), proche de l'accent suisse du Valais - le tournaisieeeennn (Tournai), proche du Picard - le brusseler


L'accent bruxellois est le plus connu et le plus (mal) imité. Allllei, dis, fieu ! Pour parfaitement l'imiter, il faut se mettre dans la peau du personnage, c'est à dire avoir une grande gueule et faire son malin avec sa Rolex/son autoradio/son "G" (GSM = portable) acheté à crédit qui a coûté 3 mois de salaire. En bref, il faut être un gars de la capitale. D'ailleurs, n'oubliez pas le dicton: Parisien, tête de chien, Bruxellois, même combat.


De plus, le vrai Bruxellois utilise 50% de mots français et 50% de mots "flamands" ou flamandisés juste pour faire bien.


Exemple: Ah, fieu waar heb je de velo gelaisseerd ? Ah, ja, in de camionnette. Traduction: Eh bien, mec, où as-tu laissé le vélo ? Ah, oui, dans la camionnette.


3. Avoir une bonne prononciation


Un bon conseil: bossez un sérieux coup là-dessus. La seule façon d'apprendre, c'est d'écouter !


Quelques exemples: - Bruxelles se prononce Brusselle (et pas Brukselle). - Anvers se prononce Anverssss (et pas Anver, le "s" est là, alors il faut l'utiliser). - Le célèbre W. En France, on préfère le prononcer comme un simple V. En Belgique, on préfèrera le prononcer "ouhe". Exemple: wagon = ouhagon - wei = ouhei.


Les noms flamands: à apprendre au cas par cas. Mais, en tout cas, oubliez la prononciation française. Exemple: Maastricht - le ch ne se prononce par "ch", ni "k", mais dans une espèce de râle comme si vous vouliez cracher.


4. Les "spécialités" régionales


Vous ne trouverez jamais d'endives en Belgique, mais des chicons. Vous ne mangez pas des sandwichs, mais des pistolets - pas de petits pains aux raisins, mais des couques aux raisins - pas de chaussons aux pommes, mais des gosettes. On déjeûne le matin, on dîne à midi et on soupe le soir. En Belgique, on "preste" des heures de travail ou un service. Et on aime aller à la kermesse (fête du village) manger des caricoles (des espèces d'escargots). On se sèche avec un essuie et non une serviette. La serviette, c'est pour s'essuyer si on bave à table. Quand on est étudiant, on kote (koter = habiter dans un logement d'étudiant), on passe son temps à guindailler (faire la fête) et faire des a-fonds (cul-sec), on se prend une bonne douffe (une cuite) sous une drache nationale (orage) avant de passer à la friture (ou fritkot = baraque à frites) se prendre un cervelas (agglomérat de viandes incertaines compressées façon zeppelin - le cervelas doit surtout être avalé sans intelligence d'ou l'importance des guindailles au préalable). Le lendemain, on est complètement paf (à plat) et ouille la tête (ça fait mal) quand t'es dans la panade (dans le gaz). Et je jure que tout ça, ce ne sont pas des carabistouilles (histoires/bêtises).


Mais encore...


On boit des pils (bières) en demi (0.5 litres et non 0.25). On attend famille quand on est enceinte et les portes s'ouvrent avec des clenches (qui se prononcent aussi clinches). Et "à tantôt" signifie à tout à l'heure (et ne fait pas référence à un moment passé). On utilise les torchons (serpillières) pour nettoyer par terre et non pour essuyer la vaisselle.


Pour nous, un crayon est toujours en bois avec une mine en graphite. En effet, les "bics" sont des stylos à bille et un stylo, un porte-plume. Mon bulex (ou mon boiler=chauffe-eau) est en panne. Je mange des mange-tout (haricots vert) que je cuisine sur ma martinette (cuisinière à gaz). Bref, chez nous, on tire son plan (se débrouille), même quand on ne sait pas de chemin (à court d'idées).




Date de création : 20/02/2007 : 03:40
Dernière modification : 20/02/2007 : 03:41
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L'auteur qui fréquente (fréquentait) le forum microsoft.public.fr.access a eu le plaisir d'être nommé MVP Office-Access de janvier 2003 à décembre 2011.

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